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Colombophilie, quand la distance s'en mêle

 
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Fabrice
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MessagePosté le: Mar 22 Sep - 20:15 (2009)    Sujet du message: Colombophilie, quand la distance s'en mêle Répondre en citant

Colombophilie, Quand la distance s'en mêle,
Une analyse de Charles Vanderschelden de 1958
Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'on recherche le maximum d'efficacité pour notre pigeon voyageur au sujet de son mécanisme biologique, Vanderschelden était un novateur, il s'intéressait et analysait tout ce qui pouvait aller dans le sens de l'amélioration des performances du pigeon. (JJC)



La fatigue affecte l'ensemble du système nerveux du pigeon voyageur

www.imageshotel.org/images/charron/1366633561.jpg, en pleine forme ave l'aspartate, il retrouve sa femelle

En réponse à une question d'un journaliste du ''Progrès colombophile'', Charles Vanderschelden répond en une longue analyse sur la question, ( allusion au recordman de l'heure sur piste, Roger RIVIERE).

Il est indéniable que l'amélioration du matériel dont se servent les coureurs cyclistes a permis un abaissement du poids de l'outil, avec comme conséquences immédiates des performances supérieures. Mais dans le cas de Roger RIVIERE, il vient se greffer une chose très importante. il s'agit de l'expérimentation du ''Bataillon de Joinville'', de la découverte d'un docteur français sur le recul de l'élimination de la fatigue.
Cette chose merveilleuse pourra dans l'avenir être appliquée à nos pigeons voyageurs qui souvent, sous l'effet de la fatigue sont obligés d'interrompre leur vol et de se poser, cela surtout par temps défavorable !
Dan le ''Progrès Colombophile'' du 1er mai 1957, le docteur VION écrivait:<< la fatigue entraîne une diminution de l'amplitude des contractions musculaires qui décroissent progressivement, provoquant un ralentissement du vol >>. Dans le même article, il ajoutait pour les amateurs de psychisme:<< La fatigue affecte le système nerveux et déprime l'activité psychique du pigeon >>.
Qu'avions nous jusqu'à présent pour lutter contre cette maudite fatigue du pigeon ? tout d'abord, l'outil parfait qu'est une aile aptitudée, ce qui permet de retarder la fatigue le plus longtemps possible. Ensuite une alimentation adéquate comme l'écrivait encore le docteur VION le 27 février 1957:<< Pendant les concours la proportion des glucides doit être augmentée dans la ration parce que les sucres sont sont les meilleurs aliments de force et qu'ils augmentent la résistance à la fatigue >>.

Maintenant il y a mieux que les glucides. j'ai encore présent à la mémoire les articles du docteur VION, au sujet de la contraction musculaire. Il avait mis le doigt sur un problème important du mécanisme biologique au niveau de la cellule musculaire, l'équilibre entre le potassium et le sodium.
Je cite un de ses paragraphes paru le 28 novembre 1956:<< il faut donc avant de pouvoir réenloger un pigeon qu'il ai accumulé à l'intérieur de ses cellules, le potassium et ai éliminé le sodium, car au fond, la cause de la fatigue, de l'épuisement réside dans le manque de potassium intra-cellulaire et dans l'incapacité d'en fournir >>!
Je souligne ce derniers mots car c'est précisemment l'objet de la découverte du docteur français, on peut à présent fournir à l'organisme du potassium.

Le docteur LABORIT a mis au point un produit, ''l'aspartate de potassium'' d'abord, puis ''le double de potassium et de magnésium''. Ce produit qui n'est pas un ''doping'', élimine la fatigue s'il est absorbé après l'effort, il en recule les effets néfastes s'il est assimilé avant. Des expériences effectuées sur des rats ont permis de doubler leur capacité de résistance à la fatigue. les sportifs français ne sont pas prêt d'oublier les exploits des cyclistes ROUSSEAU et RIVIERE, tous deux champions du monde après avoir été pris en compte par le Bataillon de Joinville et soumis au traitement anti-fatigue.
Il y aura bien entendu des sceptiques mais l'avenir leur prouvera qu'ils ont eu tort de douter, comme pour l'aptitude alaire. Si le traitement peut être appliqué par certains colombophiles, que vont penser leurs pigeons. Pourront ils croire à tant de bonheur, après 2 jours de panier et un concours de 12 à 14 heures de vol, de retrouver leur femelle avec un petit air coquin plein de promesses. Chose assez inhabituelle pendant la saison des concours à longues distances.






Le rôle joué par le potassium dans les échanges intracellulaires.

www.ouest-france.fr/of-photos/2008/07/05/na68...Roger Rivière, un champion exceptionnel

A la base de ces choses nous trouvons le rôle joué par le potassium dans les échanges intracellulaires.
Que disent de lui les compétences en la matière ?
Le potassium est comme le sodium, en grande proportion dans l'organisme animal mais il prédomine dans les tissus de grande activité, dans le sang où il se trouve principalement dans les globules.

Absorbé par les plantes qui en contiennent beaucoup, le potassium est éliminé par l'urine et les fèces. Ingérées en trop grande quantité, les sels potassiques, (citrates), se tranforment 2 en carbonate de potassium qui par échange avec le chlorure 1 de sodium de plasma, produit du carbonate de sodium et du chlorure de potassium dont l'élimination abondante soustrait beaucoup de sodium à l'organisme.

Le métabolisme du potassium est soumis comme celui du sodium à l'influence cortico - surrénale.

Le rôle principal du potassium, élément essentiellement cellulaire lié aux molécules protéiques des muscles, est de maintenir l'activité fonctionnelles de ces derniers. Quand le potassium diminue, la sensation de fatigue apparaît.
L'ion K, (potassium) est avec l'ion Ca, (calcium) un antagoniste de l'ion Na, (sodium) !


L'expérience du docteur LABORIT a été logiquement conduite et semble avoir confirmé ses prévisions. Seulement l'ami SCHWARTZ, conclut peut être un peu vite du particulier au général.

L'expérience a été pratiquée sur 2 athlètes de la classe mondiale, il n'est pas venu aux spécialistes qui ont surveillé RIVIERE et ROUSSEAU d'essayer l'action retardante du potassium sur des athlètes de moindre classe et de les lancer à l'assault du championnat du monde.

Il ne peut être question de compensations comme SCHWARTZ semble le faire croire et ses deux questions qui tendent à forcer la conclusion dans le sens qu'il désire lui voir prendre ne sont pas pertinentes.

Le docteur LABORIT ne prendrait certainement pas à son compte la phrase où il est dit:<< sur lequel la fatigue n'aurait pas de prise >>. La chose a cependant pour nous une très grande importance parce qu'elle lève un coin du voile sur un domaine qui jusqu'ici avait en grande partie échappé à nos investigations.

Il est certain qu'en s'inspirant de ces recherches, l'amateur qui possède un pigeon de fond de grande valeur, peut lui créer des réserves avant le départ et faire disparaître beaucoup plus vite les effets de la fatigue à la rentrée, ce qui permet une plus large utilisation. Et le traitement pourra aider le pigeon moyen, mais cela ne le fera pas changer de classe, celle ci étant faite de tout autre chose.
Seulement je demanderai monsieur SCHWARTZ, si lui, peut nous donner la formule de ''l'Aspartate'' de potassium. J'ai bien quelques soupçons, mais je préfèrerais une cetitude.

Il est certain que l'étude des moyens propres à retarder la fatigue va ouvrir de nouveaux horizons en colombophilie, car une performance sportive, qu'il s'agisse d'un pigeon, d'un cheval, d'un chien ou d'un homme est toujours conditionnées par 2 choses:
1* Possibilité de la plus grande vitesse
2* Possibilité de maintenir cette vitesse pendant le plus longtemps possible.

Le 1, alaire du pigeon
Le 2, la qualité de la contraction rapide du muscle et les réactions inévitables.

Et merci à Monsieur SCWARTZ pour avoir soulevé cvette si intéressante question sur laquelle nous aurons probablement l'occasion de revenir.

Nous irons forcément de plus en plus vers la spécialisation, vers une sélection plus sévère, ce qui implique la diminution du nombre des amateurs, du moins du nombre de pigeons !

Comme l'on causait de ces choses en petit comité, un amateur conu de Bruxelles ne craignit pas d'émettre l'avis suivant:<< moi, je voudrais qu'il n'y ait plus que 50.000 colombophiles en Belgique, mais tous de gros joueurs >>? De cette boutade, qui n'est qu'une boutade peut être bien être une préfiguration de l'aristocratisation définitive de notre sport.
Espérons que nous n'ayons eu affaire qu'à un mauvais prophète ?

Charles VANDERSCHELDEN, tiré de la revue belge, ''Le Progrès Colombophile''

Quand on relit ces textes de Charles VANDERSHELDEN et de Jules SCHWARTZ, l'on est conquit par le ton et la liberté de paroles, des critiques intelligentes et progressistes, ces deux chercheurs, ont fait progresser la colombophilie à pas de géant ! JJ Coudière


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Lundi 21 Septembre 2009


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MessagePosté le: Mar 22 Sep - 20:15 (2009)    Sujet du message: Publicité

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